Equipe ACE – Anthropisation et Cycles Biogéochimiques

Thématiques scientifiques

La contamination progressive de l’ensemble des compartiments terrestres — atmosphère, océan, biosphère, sols — par des polluants issus des activités humaines perturbe profondément les grands équilibres naturels et les cycles biogéochimiques de la planète.  

L’équipe Anthropisation et cycles biogéochimiques (ACE) se consacre à l’étude des modifications anthropiques de la composition chimique de la basse atmosphère.

Notre approche accorde une place centrale à l’expérimentation et à l’observation, deux piliers indispensables pour décrypter les processus qui gouvernent l’évolution chimique de l’atmosphère. Nous cherchons à quantifier avec précision les flux — émissions et dépôts — ainsi que les concentrations, les dynamiques temporelles et les tendances des composés gazeux et particulaires présents dans l’air.

Les travaux menés au sein d’ACE contribuent également à l’évaluation des impacts de ces perturbations sur les sociétés humaines, notamment en matière de santé publique, de production agricole ou encore de qualité de vie. Ils participent enfin à la co-construction de scénarios de remédiation et d’adaptation, afin d’accompagner les transitions nécessaires face à une atmosphère en rapide évolution.

L’équipe ACE est animée par Jean-François Léon.


Implications principales

Services


L’équipe ACE assure le portage

Ligne de prélèvement de gaz réactifs au Pic du Midi

Veine de prélèvement d’aérosols au Pic du Midi

Projets


Le projet ANR NitroAfrica a pour objectif de mieux comprendre l’impact du dépôt humide d’azote sur le continuum sol-plante-atmosphère, et s’appuie sur le réseau long terme INDAAF pour le suivi des concentrations et des dépôts de composés azotés. Il comprend une partie expérimentale avec des mesures d’émissions dans 3 sites en Afrique de l’Ouest (savane sèche au Sénégal, savanes guinéenne et soudanienne en Côte d’Ivoire), et une partie modélisation du cycle biogéochimique de l’azote dans le sol et des échanges de composés azotés entre la surface et l’atmosphère en Afrique de l’ouest. Ce projet implique également des biogéochimistes et des écologues, afin de mieux comprendre les processus microbiens mis en jeu dans ces échanges, grâce à des mesures de composition des sols et des végétaux (contact : Claire Delon).

Mesures des flux par les sols (NO, N2O, CO2, CH4, NH3) sur un champ de riz en Côte d’Ivoire (Korhogo).

L’objectif du réseau international de recherche REALLITYS (RESPIRATORY HEALTH and AIR QUALITY and SOCIETIES in Africa) de l’IRD est de rassembler les différentes initiatives de recherche traitant de la relation entre la santé respiratoire et la qualité de l’air dans les grandes villes africaines. REALLITYS rassemble 62 participants issus de 10 unités de recherche françaises (dont 7 affiliées à l’IRD) et 15 institutions partenaires situées dans 6 pays africains, Ghana, Sénégal, Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina-Faso, et République Démocratique du Congo (contact : Jean-François Léon). 

Une collaboration avec UFRN et IFPE dans le Nordeste Brésilien a pour ambition de mesurer et étudier l’impact de la qualité de l’air sur la santé et la société, notamment sur l’adaptation des villes, au travers de mesures in situ gaz et aérosols et de collaborations avec des épidémiologistes, médecins, et architectes urbanistes, sur les villes de Recife et de Natal (contact Bastien Sauvage).

Sur les questions de pollution atmosphérique et de santé, l’équipe ACE mène différents projets de recherche en collaboration avec les instituts recherche et la société civile d’Afrique de l’Ouest. A Abidjan, APIMAMA est une expérience « grandeur nature » permettant de renforcer la capacité des acteurs à contrôler la pollution de l’air particulaire et son impact sanitaire afin de réduire leur vulnérabilité pour construire une ville durable à différentes échelles, allant du niveau urbain à l’espace commercial et domestique (contact : Cathy Liousse). A l’échelle des zones périurbaines des villes d’Afrique subsaharienne (Côte d’Ivoire, Kenya et Afrique du Sud), le nouveau projet Belmont COPPAQ propose quant à lui une approche transdisciplinaire pour comprendre les risques, l’exposition et la vulnérabilité des populations et éclairer les politiques en matière de résilience à la pollution atmosphérique et aux chaleurs extrêmes (contact Cathy Liousse et Claire Granier).

L’équipe ACE assure la coordination du projet international sur les émissions GEIA (contact Cathy Liousse) ainsi que le développement et la maintenance de la base de données internationale sur les émissions ECCAD (contact Claire Granier).


Thèses en cours

NomSujetEncadrant-e
Haida BANDAOGO
Moussa ZOUREImpact du dépôt humide d’azote atmosphérique sur le bilan de l’azote en Afrique de l’OuestClaire Delon
Adou NIAMIENCaractérisation des propriétés physiques et du transport atmosphérique des aérosols en Afrique de l’Ouest par télédétection et observations in situJean-François Léon
Eric YAO
Marie-Alexia YAPOExposition individuelle des femmes à la pollution particulaire issue de l’utilisation du bois et du charbon de bois en Afrique de l’Ouest et effets sanitaires: impact des changements d’outils et de pratiquesCathy Liousse
Arsène OCHOUCaractérisation physico-chimique et analyse long terme des concentrations d’aérosols en zone de savane humide africaine: cas de la station de Lamto en Côte d’IvoireCorinne Galy-Lacaux
Moise KANTEGA-LUONGWEEtude environnementale et modélisation thermochimique des procédés à haute température du plomb et du fer issus de la mine urbaine au SénégalJean-François Léon
Armand VEAUSuivi des sources intenses d’émission de particules industrielles dans l’atmosphère par imagerie spectrale satellitaireJean-François Léon

Voir aussi Thèses soutenues


Composition et expertises

En 2026, l’équipe ACE comprend

  • 13 chercheurs et enseignants-chercheurs,
  • 15 ingénieurs et techniciens et
  • 9 doctorants et post-doctorants.
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